MYCORHIZES & MICROBIOLOGIE DU SOL

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Les mycorhizes («Myco» = champignon et «Rhiza» = racine) sont une symbiose entre des champignons bénéfiques, microscopiques et des racines. Elles constituent un prolongement performant du système radiculaire, permettant à la plante d’explorer de façon beaucoup plus efficace le sol, d’assimiler activement la plupart des éléments nutritifs (même les éléments peu mobiles comme P, Cu, Zn, Mn, Si,… ) et de mieux utiliser les ressources en eau. 

C'est un phénomène naturel qui concerne la toute grande majorité des plantes et qui leur permet de s'affranchir de conditions de sol et de croissance difficiles. Dans la pratique, les conditions de culture ou de plantation se traduisent très fréquemment par une absence quasi totale de mycorhizes, rendant l'enracinement moins performant et plus fragile.

  

Effets bénéfiques de la symbiose mycorhizienne

  • Amélioration de l’absorption minérale et des oligo-éléments
  • Meilleure absorption d’eau
  • Meilleure résistance aux stress hydrique et thermique
  • Amélioration de l’enracinement et de la ramification radiculaire
  • Stimulation de mécanismes naturels de défense et développement dans le sol d’une microflore bénéfique
  • Amélioration de la structure du sol
  • Durée de floraison prolongée

 

Arbuscule (surface d'échange racine/champignon) à l'intérieur d'une cellule de racine. 
(Photo, Brundett ©)

 

 

Vésicules (organes de réserves) à l'intérieur d'une cellule de racine. 
(Photo, SFI ©)

Principe de fonctionnement des mycorhizes

Les mycorhizes vivent à l’intérieur et à l’extérieur des racines des plantes. Elles reçoivent de la plante les sucres indispensables à leur croissance. En échange de cette source d’énergie, elles absorbent l’eau et les éléments nutritifs et les transmettent à l’arbre ou à la plante, en fonction de ses besoins.

Contrairement aux racines, dont le fonctionnement est analogue à celui d’une éponge (diffusion passive d’éléments nutritifs), les filaments fongiques des champignons mycorhiziens disposent d’enzymes capables de solubiliser les substances minérales ou organiques insolubles et de les transporter vers les racines. 

Grâce à ces symbiotes naturels, la plante peut ainsi mieux utiliser son énergie pour sa croissance, sa propre protection et son alimentation en eau.

Endomycorhizes

Les endomycorhizes colonisent environ 90 % des végétaux. Elles se développent sous le sol à l’intérieur des racines absorbantes. Elles forment des filaments fongiques (hyphes) de taille microscopique de 3 à 15 microns (1/1000 mm) qui poussent par milliers jusqu’à quelques mètres des racines. Les hyphes des endomycorhizes résistent mieux à des environnements pauvres en oxygène. Elles parviennent à absorber l’eau et les éléments minéraux en explorant un volume de sol que les racines dépourvues de mycorhizes ne pourraient atteindre.

Les spores se forment sous le sol à l’extrémité des hyphes. Elles ont une taille de 50 à 500 microns et germent sur les nouvelles racines qu’elles rencontrent. Les endomycorhizes ne produisent pas de fructification au-dessus du sol (« champignon »). Leur propagation est liée à la croissance des racines et à leur contact réciproque. Étant donné leur grande taille, les spores d’endomycorhizes ne peuvent être dispersées par le vent ou pénétrer dans le sol par arrosage. Il est donc important de toujours les appliquer sur les jeunes racines actives ou dans leur environnement immédiat.

Ectomycorhizes

Les ectomycorhizes concernent principalement les essences forestières comme les résineux et certains feuillus comme le hêtre ou le chêne. Contrairement aux endomycorhizes, elles ne pénètrent pas à l'intérieur des cellules des racines. Elles produisent un manchon fongique autour des racines ainsi qu'un mycélium, et dans certains cas des fructifications.

A noter qu' un nombre limité d’espèces, comme le peuplier et le tilleul, développent des symbioses aussi bien avec des ectomycorhizes qu'avec des endomycorhizes.